Réforme des retraites : hausse de ton chez les syndicats féministes

Le référendum s’opposant à l’adoption du paquet Berset a été enclenché. Il provoque d’ores et déjà des divisions de part et d’autres du milieu patronal. Les syndicats, eux, montent aux créneaux.

Des interventions contre la réforme des retraites

Un dépôt de près de 60 000 signatures et 70 000 paraphes a été effectué à la Chancellerie fédérale. Il reste ensuite au peuple à voter pour ou contre cette réforme des retraites : la Prévoyance vieillesse 2020. Celle-ci propose entre autres une hausse de la part de TVA attribuée à l’AVS mais aussi l’élévation à 65 ans l’âge de retraite des femmes. D’autres mesures suscitant l’opposition farouche des syndicats y sont également inclues.

Une opposition majoritaire

Près des ¾ de ces signatures et paraphes ont été récoltés en Suisse romande et au Tessin. Le reste provient de la partie germanophone du pays dont Berne, Bâle et Zurich. Majoritairement féministe, cette contestation voit la participation des grandes centrales syndicale qui n’hésitent pas à monter le ton pour faire connaître leur avis. Jocelyne Haller, député d’Ensemble à gauche au Grand Conseil Genevois et membre de Solidarités, a qualifié la Prévoyance Vieillesse 2020 de capitulation en rase campagne. Tamara Funiciello, la présidente de la Jeunesse socialiste, partage son avis, une reforme de vieillesse devant d’après elle réduire l’âge de départ à la retraite et non le contraire.

Un référendum féministe

Michela Bovolenta a en outre précisé que les femmes ont toujours perçu moins d’argent que les hommes. La preuve : les 20 % de différences entre les niveaux de salaire et l’écart de 37 % pour les rentes allouées. Celles-ci atteignent même les 63 % pour le deuxième pilier. Les syndicalistes qui ont lutté pour les travailleurs de Merck Serono ou de Novartis ont adhéré à la cause des référendaires, soutenus par ceux des ateliers CFF au Tessin.

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